dimanche 1 octobre 2006

LE BOUCANIER :histoire du temple batcave et alternatif des années 80




(les photos:le livre de Pierre Péant sur lydie bastien la patrone du boucanier + des flyers des soirées goths du bouca)

ce post est musical et historique...(quand l'histoire est liée à la goth(lol) autant en profiter...)

pour ceux qui n'auraient pas lu l'article sur mes premiers sites:

Après quelques années à hanter les soirées parisiennes waves de l'époque(Le Saint,L'Opera Night,le Studio A,la Piscine et bien d'autres lieux cultes des 80's..),je décidais de quitter l'anonyma des studios de Radios Libres d'époque(Aligre entre autres)où l'on passait deja la préhistoire de ce qui allait alimenter le mouvement gothique,pour créer les premieres soirées Batcaves.------------------------en effet les modes retiraient progressivement du marché la tendance new wave...il fallait faire quelque chose au fil des changements musicaux et des fermetures de boites "tendances"..et comme nous héritions vers 1987 des choses qui venaient d'angleterre datant des années 80 85...il fallait préserver nos identités...

Dans un premier temps nous avons fait une soirée dans une petite boite du Marais qui s'appelait le Kikméaon(à la hauteur de Beaubourg)...c'était le mercredi..j'officiais dans un trou de dj incrusté à meme la piste dans la roche de cette cave(je ne voyais que des jambes lol)...à cette époque je traversais Paris avec mon cadie plein de vinyls..Arriva ensuite LE BOUCANIER:(situé dans le quartier de Montparnasse-rue Jules Chapelain)temple parisien de l'after punk de la new wave,de la batcave, et de la future goth...toute la faune underground y séjournait(punks,goths,waves,batcaves,alternatifs etc)-----------------------il y avait en moyenne une petite centaine de personnes dont une cinquantaine d'habituésles soirées ont commencé un dimanche soir pour devenir régulières le samedi aussi, puis toutes les veilles de fêtes.C'est en ces lieux que faisaient parfois leurs apparitions quand ils passaient à paris:les Cures,Christian death,les lords of the new church ainsi que toute la scene rock française du moment(entre autres:artistes bondages,les ludwig von 88..)------------------------

LE BOUCANIER:c'est là que tout à commencé:il y aurait tant à dire sur cet endroit mythique...le boucanier ça se vivait ,rien à voir avec les soirées actuelles...c'était un peu la deuxième maison des goths(on y dansait,mangeait,dormait et plus lol)...pour la petite histoire:le Boucanier appartenait à une mystique mécène :Lydie Bastien,adepte de sciences occultes(c'était une sorte de Gourou..)qui se fit également connaitre dans l'histoire ,dans les années 40 comme compagne de René Hardy(le type soupçonné d'avoir balancé Jean Moulin pendant la guerre)...je consacrerai peut être un article dans un autre site sur le Boucanier, Madame Bastien et tout ce qui se passait dans ce lieu...malgré ça, c'était une personne charmante qui savait laisser leurs chances aux artistes et à la jeunesse...paix à son âme...(elle nous a quitté en 1994)
la page de l'article avec les vieux flyers et le lieu
et la page suivante:
archives bouca


à l'heure actuelle un de mes confreres DJ (thierry,un homonyme egalement ,il n'y a pas de hasard ) organise des soirées sous le Nom du BOUCANIER je lui en laisse la paternité ,il y a debuté quelques temps avant moi.Il y officiait le vendredi soir dans des soirées beaucoup plus intimistes à l'époque ,je me suis contenté de reprendre les crénaux dirons nous un peu plus "grand public" du samedi (et meme du dimanche à une epoque) où nous ouvrions les portes de l'underground à un public qui ne trouvait plus de wave dans les lieux précédants...

les soirées "boucaniers" actuelles se passent également souvent aux CAVES SAINT SABIN (à des dates non régulières) mais je n'y mixe pas...vous y retrouverez des amis de longues dates(dj's Lady AGNES,Fred "black Dog" et thierry "boucanier")...qui font un travail de mémoire de ce lieu mythique...
le site thierry "boucanier" et le flyer de la soirée
(la prochaine soirée aura lieu le samedi 21 octobre 2006 avec un concert acoustique de collapse)


à propos des CAVES dès le 7 octobre nous partons à l'aventure de la mémoire "goth" les premiers samedi de chaque mois (de 23h à l'aube) avec DJ TITOON et dj Laulau dans une soirées régulière...plus des à l'arraches et des speciales à dates surprises mais je vous redirai cela plus en detail bientot....la Bloody reste programmée les 2ème samedi...


pour en savoir plus sur Lydie Bastien la "patronne "du boucanier:
lire "la diabolique de Caluire" de Pierre Péan qui retrace la vie de cette femme exceptionnelle et controversée car on ne sut jamais la "vérité"...meme dans les quelques conversation que j'ai pu avoir avec elle, elle est toujours restée un "mystère"...le livre parle de sa vie et il y a une partie tres interessantes sur la partie où nous y avons officié (nottament des souvenir de Louise...pianiste et actrice qui tourna pour Jean Rollin,qui faisait les "entrée à la caisse ainsi que des anecdotes sur " Jack kennedy" le gerant geant du lieu)

les rencontres que j'ai eu avec Lydie Bastien furent enrichissante (pas sur le plan de son passée "historique" lié à la deuxième guerre mondiale(elle était jeune) sur le plan de son parcours "mystique"...le bien et le mal sont des choses tres relatives....

voici un article pris sur le site de l'express sur le livre de Pierre Péan qui résume l'histoire de Lydie Bastien:

C'est elle qui a fait arrêter Jean Moulin

par Eric Conan:

Elle s'appelait Lydie Bastien. Devenue en 1943 la maîtresse de René Hardy, elle fut à l'origine de la trahison fatale au chef de la Résistance. Le journaliste Pierre Péan élucide un mystère vieux de cinquante ans
C'était l' «énigme de Caluire», le «mystère de la chambre jaune» de l'histoire de la Résistance: qui a trahi Jean Moulin? Depuis cinquante ans, cette question ne cesse d'alimenter des polémiques plus ou moins sérieuses, la volonté de comprendre et de rendre justice au héros martyr se mêlant à la fascination pour le mystère entourant ce fait divers parfait - unité de temps et de lieu - où se sont croisées la petite et la grande histoire.
Ce 21 juin 1943 se réunissent dans la proche banlieue lyonnaise quelques cadres militaires de la résistance de zone Sud. Ils répondent à la convocation urgente de Jean Moulin après l'arrestation à Paris par les Allemands du général Delestraint, responsable de l'Armée secrète. Sous la conduite de Klaus Barbie, les hommes de la Gestapo font irruption et arrêtent le chef du tout récent Conseil national de la Résistance et six de ses camarades. René Hardy, qui représente le mouvement Combat, bien qu'il n'ait pas été convoqué, est le seul à prendre la fuite, dans des conditions telles qu'il sera immédiatement accusé du désastre, mais acquitté, faute de preuves, lors de son procès, en janvier 1947. Roger Wybot, patron de la DST, découvrira peu après que Hardy a menti à la justice et à ses camarades: il avait été arrêté par Barbie puis relâché quelques jours avant Caluire! René Hardy affronte donc un second procès en mai 1950, mais obtient à nouveau l'acquittement au bénéfice du doute. Avec un tel suspect blanchi deux fois par la justice, l' «affaire de Caluire» n'a cessé, dès lors, de s'amplifier, au travers d'articles, de procès et de livres dont la volonté de dénigrer l'épopée résistante n'était pas toujours absente.
L'énigme est enfin levée aujourd'hui grâce à Pierre Péan: René Hardy est bien au cœur de la trahison, mais pas comme acteur principal. Il fut un jouet aux mains d'une femme - Lydie Bastien, sa maîtresse d'alors - à laquelle il était pitoyablement soumis et qui, elle, travaillait pour les Allemands! Elle est responsable non seulement de l'arrestation de Jean Moulin, mais aussi de celle du général Delestraint: les deux patrons - politique et militaire - de la Résistance intérieure doivent donc tous deux leur chute, à quelques jours d'intervalle, à une beauté de 20 ans, jamais inquiétée et morte récemment à Paris, en 1994.
Après la sortie, à la fin de l'année dernière, de sa biographie Vies et morts de Jean Moulin, dans laquelle il s'interrogeait sur le rôle exact de ce personnage mystérieux, Pierre Péan fut contacté par Victor Conté, l'exécuteur testamentaire de Lydie Bastien: elle l'avait chargé de faire savoir, après sa mort, la vérité sur son rôle, à condition de trouver de «bonnes oreilles». A partir des confidences recueillies par Victor Conté, Pierre Péan a entrepris une enquête sur la vie de cette femme fascinante, dénuée de toute morale, et qu'il a, s'efforçant de rester poli, baptisée «la Diabolique de Caluire».
Une «âme onduleuse et glaciale de reptile»Selon ces aveux d'outre-tombe, Lydie Bastien était en fait l'amante de Harry Stengritt, adjoint de Klaus Barbie et responsable à Lyon de la collecte des renseignements auprès de sources françaises. Chargée de séduire René Hardy, personnage important de l'Armée secrète en tant que patron de Résistance-Fer, elle l'aborde dans un café où il a ses habitudes et parvient à ses fins avec une rapidité foudroyante. Le résistant succombe au point de déraisonner: en violation de toutes les consignes de sécurité, il met Lydie Bastien dans le secret de ses activités moins de dix jours après leur rencontre! Elle apprend rapidement l'existence de «Max», ainsi que les violents conflits qui l'opposent au mouvement Combat d'Henri Frenay. Elle récupère le message du rendez-vous avec le général Delestraint, qu'elle transmet à Barbie, et organise le voyage au cours duquel René Hardy sera secrètement arrêté puis relâché après avoir accepté le marché proposé par Barbie.
Lydie Bastien sera grassement payée en bijoux par Barbie pour sa réussite. Elle semble n'avoir jamais agi que par intérêt, comme l'atteste le récit de sa vie reconstituée par Pierre Péan. Elle s'investit dans le truquage des deux procès de René Hardy, non par affection pour l'ancien résistant, qu'elle a laissé tomber depuis longtemps - elle a même monnayé à la presse à scandale les lettres d'amour qu'il lui avait envoyées! - mais parce que leurs sorts sont liés.
Sa jeunesse durant - elle n'a que 22 ans en 1945 - elle passera d'un homme à l'autre, avec un penchant exclusif pour les riches ou les influents. Parmi eux, Ernest de Gengenbach, prêtre défroqué devenu écrivain surréaliste, a satisfait tous ses caprices, l'introduisant dans les milieux littéraires parisiens et convainquant même Olivier Messiaen de donner un récital uniquement pour elle. Il livrera son expérience d'amant torturé par cette «luciférienne» dans un livre, L'Expérience démoniaque, publié en 1949 aux Editions de Minuit. Il y décrit une «beauté fatale» cachant une «âme onduleuse et glaciale de reptile», passionnée d'occultisme, de spiritisme, abjurant dans le blasphème et un nietzschéisme de série B un passage douloureux dans un pensionnat religieux. Elle dit vouloir se «libérer du joug du Bien et du Mal»: «Les hommes ne sont que des pions d'échiquier, marionnettes à manœuvrer.»
Prêtresse pour illuminés et intermédiaire en affairesSa collection de «marionnettes» sera très éclectique. Un riche magnat - qu'elle appelait «le vieux» - arrêté pour collaboration économique. Un escroc pour esprits crédules, Maha Chohan, chef de la Fraternité blanche universelle, qui se prétend descendant de Gengis Khan et prince de l'Agartha, royaume souterrain du Tibet. Accusé d'être un «imposteur», le mage sera interdit de séjour en France en 1950 et la police le soupçonne d'être un ancien nazi passé au service de l'Est. Puis Samuel Ogus, richissime homme d'affaires qui fait de l'import- export avec les pays de l'Est, très lié aux milieux financiers du PCF. Il se suicidera en 1955. Lydie Bastien part alors pour Bombay, où elle se fiance à un maharaja et crée le Conseil international pour la recherche sur la nature de l'homme, dont elle parvient à faire inaugurer le centre new-yorkais par Eleanor Roosevelt. Installée ensuite aux Etats-Unis, elle signe, sous le nom d'Ananda Devi, des articles sur l'hypnotisme et le yoga, thèmes qui la rapprochent d'Aldous Huxley, avec lequel elle travaille sur les «expériences de la conscience». A la suite d'une affaire ennuyeuse - l'un des paumés qui l'entourent se jette par sa fenêtre - elle revient à Paris, où elle fonde le Centre culturel de l'Inde, sous le patronage d'André Maurois.

Mais elle ajoute à son hobby de prêtresse pour illuminés des activités plus concrètes: un bar-discothèque à Montparnasse, Le Boucanier, qui lui sert surtout de lieu de rendez-vous pour sa nouvelle spécialité occulte: «intermédiaire» pour affaires en tout genre en Afrique. Elle a créé à cette fin la Panafrican Trade and Investment Corporation (Patic), basée à Monrovia: une officine de corruption pour obtenir des marchés en faveur d'entreprises occidentales.

L'enquête de Pierre Péan sur cette aventurière exceptionnelle donne raison à Henri Frenay, qui voyait en l'affaire Hardy «l'épisode le plus douloureux de la Résistance française» et qui avait émis l'hypothèse que Lydie Bastien fût un «agent allemand». Elle permet aussi de comprendre l'une des dernières confidences de René Hardy, peu avant sa mort: «Les femmes et les putains furent mon problème: savoir les distinguer, c'est une épreuve, quoi qu'on en dise, fort difficile.»

La Diabolique de CaluirePierre Péan (éd. Fayard)

un extrait video sur le site de l'ina
video sur jean moulin(attendre car c'est long à charger)

un site qui parle de la vague punk à Paris une decenie en amont des soirée goth du bouca:
Paris 70
j'y ai trouvé tout un tas de choses historiques...
le site complet:
Paris 70

et puis les kids on va pas vous laissez comme ça les traditionnels trucs à cliquer:

the-cure-boys-dont-cry

u2-with-or-without-you

jeanne-mas-en-rouge-et-noir

ramones-pet semetary

robert-palmer-addicted-to-love

-flock-of-seagulls-i-ran

partenaire-particulier-elle-est-partie

fake-another-brick

sandra-japan-ist-weit

blondie-denis

ludwig-von-88-new-orleans

sigue-sigue-sputnik-love-missile-f1

the-cure-lullaby

the-cult-she-sells-sanctuary

jesus-and-mary-chain-just-like-honey

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les-bretons(michel)

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3 commentaires:

dj a dit…

sympa ce blog

Morrigan a dit…

Wach, 20 ans après ca fait sourire de relire tout ça.
Rhaaaaa, l'étage du bouca, avec ses tables et sans banquettes ... les WC squattés toute la soirée ... souvenirs souvenirs. C'est là-bas que j'ai passé mes meilleures soirées.
Si jamais ça te tente, j'ai encore des flyers du Boucania (vendredis et samedis mélangés) et aussi quelques photos des "batcaves à Amsterdam" ^^

dj-titoon a dit…

oui oui.....je veux les photos